Les champions 2016 de la RSE

Les PME emboîtent le pas des grands groupes et font de la RSE un facteur de performance. Un engagement récompensé par les Trophées du leader responsable des « Echos Business ».

 

« La crise des modèles et des économies a fait beaucoup pour la cause RSE. A la recherche de leviers managériaux, commerciaux et marketing, les PME à leur tour se soucient d’impact sociétal et concoctent des offres produits responsables », constate Nicolas Crabot, fondateur de l’agence de communication RSE Mindded. Parole de communicant ou d’expert ? Si les obligations réglementaires ont soufflé un vent porteur, la RSE est désormais appréhendée comme un parcours de progrès. Une récente étude menée par France Stratégie auprès de 8.500 entreprises françaises a encore démontré le lien entre compétitivité et RSE : en cherchant à améliorer leurs pratiques (achats, déchets, sécurité, etc.), les bons élèves récupèrent un gain de performance de l’ordre de 13 %. Fait nouveau, les PME s’emparent de la RSE pour conquérir des clients, mais aussi pour éviter d’en perdre : « Lorsque Greenpeace attaque Petit Navire sur ses méthodes de pêche destructrices, c’est tout un tissu d’entreprises qui tremblent et se questionnent », appuie Nicolas Crabot.

Lui-même dirigeant d’une biscuiterie bio sans gluten, il a entrepris de faire produire son sarrasin aux portes de ses usines françaises, au lieu de le chercher en Chine. Plus onéreuse à court terme cette stratégie de sourcing constitue auprès de ses clients un argument de responsabilité sociale et économique: « En additionnant le coût de la logistique et de la future taxe carbone, l’équation économique devient positive tout en tenant compte de la préservation de l’environnement et de l’emploi local », assure Nicolas Crabot.

 

Chaque PME en somme choisit le combat qui servira au mieux son business. Démonstrations par l’exemple avec les Trophées du leader responsable organisés par « Les Echos Business ». Trois patrons de PME et ETI ont été primés : Romain Ferrari (Leader « green » pour Serge Ferrari), Chrystèle Gimaret (Leader « social » pour Artupox) et Emmanuel Hervé (Leader « responsable » pour Groupe Hervé). Et Alexandra Palt (Leader « sociétal ») pour L’Oréal.

 

MARIE-SOPHIE RAMSPACHER |
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